18 septembre 2008
We could leave this town and run forever . . .
Je prends le car, il est 10h30. J'aperçois Jenna, c'est étrange, ça fait des mois que je ne l'ai pas vu. Depuis que je ne vais plus en cours, en fait. Ca me fait vraiment plaisir de la revoir, je me suis toujours bien entendu avec elle,ça me fait du bien. Elle me donne des nouvelles des autres, qui a eu le bac, qui ne l'a pas, qui fait quoi à présent. Elle a l'intention de faire la même chose que moi: travailler 4 mois et partir, elle au Canada, moi en Angleterre.
Je rejoins Amandine, on fait quelques magasins et vient l'instant tant attendu. Je n'ai pas tellement stressé ces derniers jours à vrai dire, je savais que maintenant les dès étaient jeté, je n'avais plus rien à perdre. Pas beaucoup d'admis. Elle voit mon nom sur la feuille avant moi " Putain, t'as eu une mention". Assez bien. C'est plutôt pas mal pour quelqu'un qui n'a pas fait la moitié de l'année. Alors voilà, c'est fini, toutes ces histoires de lycée, de bac et tout ça. Je l'ai eu. Il n'y a même pas de soulagement, non, je ne ressens rien. Au fond, ça ne change pas grand chose dans l'immédiat, bien sur que je suis contente de l'avoir, mais tout le monde à l'air tellement heureux pour moi, et moi, je suis là apathique, comme pas concernée par une nouvelle qui doit soi-disant changer ma vie. 17 en littérature, 16 en anglais écrit, 15 à l'oral...J'ai de quoi être contente.
Maintenant tout est fini, c'est la fin du début. A moi, de construire la suite, c'est maintenant ou jamais.
Something like that
15 septembre 2008
Why so serious ?

Après des semaines d'attente, j'ai enfin vu The Dark Knight, j'ai trainé Amandine au ciné de force (un peu) vendredi. A vrai dire, Batman c'est pas vraiment mon truc, sauf un personnage: le Joker. Sans savoir vraiment pourquoi, il est juste tellement fascinant. Je l'adule depuis toujours en fait. C'est là que je me dis que ce n'est pas vraiment normal d'aduler un psychopate pareil. Toujours est-il que le film ne vaut le coup que pour son personnage. Et que Heath Ledger est fantastique, comme d'habitude. J'aimais énomément cet acteur, c'est plutôt étrange de le voir dans ce rôle alors qu'il est mort depuis 9 mois déjà.
Donc, après une dégustation de pâtes, Amandine et moi nous rendons au cinéma dans lequel je passe discretement avec sa carte de lycéen( oui nous sommes vraiment des rebelles, et oui, j'ai perdu ma carte lycéenne comme une conne), et nous nous installons non sans peine dans la salle. Elle ne cesse de se plaindre qu'il n'y a que des mecs dans la salle ce qui préfigure selon elle un film qui ne lui plaira pas ( et elle n'aura pas tort cela dit?). Les bandes-annonces passent et je m'aperçois que les films se ressemblent tous, c'est plutôt impressionant comme manque d'inspiration. J'insiste sur le fait que le Joker a la classe, mais ça ne convainc pas Amandine, allez savoir pourquoi. Une fois sorti du ciné, nous allons faire quelques magasins, acheter des cookies, puis on se pose devant Champo attendant Tiph. Forcément, il nous faut une activité, et je dois bien avouer que ce que nous faisons tend dangereusement vers le commérage. Oui, Gossip Girl c'est nous. Et plus je regarde ce lycée plus je me congratule intérieurement de ne pas avoir posé ma candidature là-bas. Rien que de regarder les gens en sortir me déprime, c'est horrible. Arrive enfin Tiphanie qui se lamente de devoir subir 4h de DS un samedi matin. Bienvenue en prépa. Nous prenons le car et je ne sais pas pourquoi je ne me sens plsu vraiment bien, je n'ai pas envie de parler, je ne sais pas ce que je veux en fait. Je crois que je suis trop fatigué, je ne dors plus depuis un moment déjà. Nous arrivons à V.City et le bon vieux car scolaire est là. Oh joie. Que de mauvais souvenirs. C'est Daniel qui le conduit en plus. On dit au rvoir à Tiph et fait notable nous dissertons sur nos parapluies( oui, le fatigue se fait vraiment sentir). Je rentre à pied avec Amandine et nous nours prenons quelque peu un fou rire à propos du keffieh que Sid m'a donné et sur lequel il y aurait, soi-disant, du sperme. Qu'est-ce qui nous prend? Je ne sais pas, mais les gens habitant dans la rue doivent très certainement se poser des questions quant à notre santé mentale. Quand bien même, nous rions tout le long du chemin.
Bref, pourquoi je raconte tout ça, je n'en sais rien, je crois que l'ennuie me ronge tout simplement.
They say this is the city
The city of angels
They say this is the city
The city of angels
All I see is dead wings
Heath Ledger, The Joker
A l'histoire d'une de mes folies...
Nous sommes jeudi 4 septembre.Dehors, le ciel pleure à grosses gouttes, un éclair donnant vie à un ciel noir passe de temps à autre.Il est midi. J'ai passé mon bac de philo ce matin. Viva la vida de Coldplay passe à la radio du McDo. Je ne peux m'empêcher de l'aimer. Dramatiquement beau. Emplit d'une mélancolie typique des chansons anglaises. Déprimant. Mais j'ai toujours trouvé que la beauté pure se trouvait dans l'ombre. Le sombre, quintessence du sublime en quelques sorte. Je n'ai pas envie d'y retourner. Je retrouve cette incommensurable sensation d'opression. Je ne me sens pas libre et je ne supporte pas ça. Pourtant, je sais que je devrais me résoudre à y aller et c'est bien là que réside le problème. Je deteste ces barrières qu'on nous impose à longueur de journée et qui ne font que restreindre un peu plus une vie déjà fortement limitée.
J'ai fini par passer mon bac. J'imagine que pour une fois je suis parvenue à contenter tout le monde, poru une fois j'ai fais ce que l'on attendait de moi.

09 septembre 2008
« Cette gonzesse, Marla Singer, n’avait pas de cancer des testicules. C’était une menteuse.»
Dernière épreuve du bac demain. Oral d'anglais. En attendant, je m'occupe tant bien que mal. Faut dire que j'ai un peu l'impression d'être exclue. C'est stupide, mais voir tout le monde faire sa rentrée, emmenager dans son appart', parce que, oui, apparemment on est des grands maintenant, c'est un peu déprimant. Chacun construis sa vie, a ses projets d'avenir en tête et qu'il les réalise ou pas, il sait plus ou moins où il va. Pas moi. Mais ce n'est pas grave, je vais tenter de mener ma vie comme je le sens, sans plan précis, parce qu'à chaque fois que j'ai un plan précis, je ne peux le tenir, tout simplement parce que j'ai l'impression que ça porte atteinte à ma liberté. J'ai un problème avec cette notion de liberté et je le sais, je ne parviens pas à la voir là où les autres la trouve et je la cherche là où personne ne la voit, comme une quête sans fin dont je n'arriverais jamais à me sortir.
Toujours est-il que je vais aller regarder Fight Club pour la 150ème fois et que Marla Singer ( Helena Bonham Carter) ben moi je l'idôlatre. Et puis la chanson des Pixies...

03 septembre 2008
Fais moi peur
Comme une petite fille qui a peur du monstre sous son lit, moi j'ai peur d'affronter demain. Passer son bac, c'est une grande étape normalement non? C'est censé nous ouvrir pleins de portes, mais je ne sais pas. Je ne sais plus. Il y a quelques minutes encore l'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit, tout était clair. Plus maintenant. Elle a surgit de nulle part : Et si je n'y allais pas ? Encore. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, pourquoi je me torture sans cesse, pourquoi je n'arrive pas à m'en tenir à mes décisons, pourquoi j'ai toujours tout détruit et pourquoi je détruis toujours tout inlassablement. Ritournelle maudite qui donne le vertige à en vomir. Peut-être aussi que c'est plus facile comme ça. Je tiens la réalité à distance pour qu'elle ne blesse plus; ne pas y aller voudrait dire ne jamais m'apercevoir que je ne suis pas capable d'avoir mon bac.
To be honest, I'm a liar
02 septembre 2008
Souris, la vie est bête
L'angleterre. Je savais que ce voyage changerait ma vie, mais pas autant. Je ne pensais pas qu'après seulement deux semaines passées là-bas, je supporterais aussi mal la France. Parce qu'ici rien n'a d'importance et que, bien que mes amis et ma famille soient ici, je sais que ma vie, elle, est là-bas. Je veux vivre à Londres, passer quelques jours à Brighton et visiter Bristol et Mandchester. Faire ma vie là-bas, là où on se sent enfin libre de tout jugement. Personne n'est là pour vous juger, vous dire comment vous habiller ou quoi faire, non, là-bas tout est permis et personne ne vous rabaissera, ce qui est loin d'être le cas ici.
J'ai le mal du pays.
J'aimais sortir de chez moi à 7h30 et sentir l'ai frais sur mon visage, m'apprêtant à vivre une nouvelle journée, prendre le métro à 8h du matin, voir les gens courrir dans tous les sens, acheter un starbucks, lire Oscar Wilde au bord de la Tamise et rencontrer des gens géniaux, différents. Aller dans des boutiques vintages et se croire dans les années 60, errer à Camden, le quartier punk, et découvrir des choses inamaginables. Croiser un punk, à côté d'un rappeur et d'un homme d'affaire. J'aimais vraiment cet esprit cosmopolite, l'esprit de fête qui régne là-bas et le fait que Londres, à mon sens, vous pousse vraiment à être vous même, à ne pas vous conformer simplement aux autres comme on nous l'apprends ici, non, là-bas vous n'avez pas à faire mais plutôt à vous affranchir de toute ces conventions préétablies, juste être soi-même et peut importe qui vous êtes.
Je n'ai jamais voulu avoir cette vie que tout le monde a, réglé entre le travail, la maison, et les enfants. Pourtant lorsque je voyais ces femems sur le quai de la gare, habillé en tailleur avec une classe incroyable, je me dis qu'au fond, peut-être que j'aimerais finir comme elle. Pas les enfants et tout ça, mais juste bosser comme tout le monde et être une femme indépendante qui retrouve ses amis au pub après son travail. C'est déjà un premier pas vers la sagesse non ? Moi, à qui tout ces choses ont toujours donné envie de vomir. Londres m'a offert une autre vision de la vie.
Je regarde Skins et constate avec désarroi une fois de plus combien l'Angleterre me manque, et je ne lis plus que des livres anglais tout en écoutant Joy Division.
The Gossip - Standing in the way of control
I'm just so insane
Fuck you, Fuck you very very much . . .
Trop déprimée pour réviser un examen d'une importance extrême, j'erre sans fin, comme une âme qui cherche un but, en vain. Je ne sais plus où j'en suis, peut-être même n'ai-je jamais vraiment su où j'en étais, toujours est-il que j'avance vers un futur que je ne vois pas. Qui me fait un peur j'imagine. On pourrait croire que mes rêves d'Angleterre prennent le pas sur cette existence trop flou pour être vivable, mais il n'en est rien. Je vacille, toujours là, au bord du gouffre. Sans vraiment savoir la cause de ces (trop) nombreux élans de spleen. Je desespère et je me blesse sans cesse moi-même. Et ce n'est pas si grave, au fond, j'ai l'habitude n'est-ce pas ? Je me suis toujours fais du mal, je n'ai jamais eu besoin de personne pour ça. Mais j'aimerais juste comprendre une chose, un jour : pourquoi m'est-il si difficile de mener une vie normale, de remplir ne serait-ce que partiellement le vide qui m'habite? J'aimerais tuer les démons qui me rongent, recoudre mon coeur, mieux, comme il faut pour une fois, pour que le poison qui glisse le long de ses parois ne s'infiltre plus à l'intérieur, non ,jamais plus. Le coeur noirci et l'âme partiellement détruite on essaie de rien laisser paraître, parce que c'est ce qu'on est supposé faire non? On ne doit pas montrer les failles, l'hypersensiblité ou la fragilité parce que ça effraie les autres. Peut-être qu'un instant, juste un instant, ils voient alors combien la vie n'est pas si belle, que derrière une apparence trop lisse pour être vrai se cache une rhapsodie de mensonges, un foutu assemblage de souffrance et de peur mal cousu auquel s'ajoute parfois un soupçon de bonheur. Histoire de.
