26 février 2009
More is never enough

Epuisée par de (trop) nombreuses nuits sans sommeil, la vie s'est recouverte d'un voile brumeux de plus en plus épais. Mal de tête persistant.
Les journées passent lentement lorsque l'on n'a plus rien pour les remplir. On a alors gracieusement droit à beaucoup trop de temps pour penser et quelques noeuds au ventre.
J'imagine que l'avantage avec l'hopital, c'est que mes journées seront occupées. Il suffit juste que je supporte ça un mois ou deux et après je serais libre. Libre de quoi? J'en ai aucune idée, mais je le serais d'après ce qu'on dit.
Faut dire que j'ai jamais été très bonne pour mener ma vie correctement, un don inné en quelque sorte. J'ai toujours enchaîné les expériences malencontreuses et j'ai jamais su me satisfaire de ce que j'avais. Non, moi il m'en a toujours fallut plus; ne jamais se contenter de ce que l'on a. Se faire du mal à penser à tout ce qu'on pourrait faire, à tout ce qu'on pourrait être et qu'on est pas, et ne surtout pas s'accepter parce que ce serait abdiquer, rentrer dans le moule et s'ancrer dans la réalité. Alors on se fait du mal jusqu'à ce que le sang gicle, jusqu'à ce qu'on en crève presque.
Voler des livres de poésie, écouter Elvis Presley dès sa naissance et conserver ses foutus idéaux rock'n'rollien par dessus tout, aimer ces mecs junky jusqu'à la moëlle qui meurt une seringue dans le bras et tant pis pour la vie et pour le bon sens, on s'en fout.
Je ne sais pas vraiment ce que j'écris, je n'ai pas envie de tenter de mettre mes pensées en ordre, je n'ai pas envie de faire semblant de savoir écrire, je ne suis qu'une imposture, alors tant pis pour tout ça, je resterais dans mon foutu chaos.

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