09 mars 2009
Can't survive on Ice cream

Envie de crever un peu plus à chaque inspiration. Tu te demande pourquoi t'as fais cette démarche débile, t'aurais pu supporter ça seule, pas besoin d'eux, après tout, t'as le goût du désespoir. T'accepteras pas les faux semblants, les sourires plaqués sur le visage et les larmes au bord du coeur. Regards pleins de mépris envers cette prison dans laquelle tu t'es toi-même enfermée. Tu ne feras aucun effort. C'est ton truc la tristesse, la mélancolie, te foutre en l'air doucement mais surement alors pourquoi ne pas continuer comme ça.
Non, ça aurait dû se passer comme ça, dans la logique des choses,mais ça s'est déroulé différemment.
Le stress, présent la veille, s'était dissipé pendant la nuit . Le EP de Juliette & The Licks me réveille presque dans la bonne humeur et bien que j'traîne des pieds pour y alller, je fais avec. Les gens là-bas semblent plutôt sympa et j'ai un instant l'audace de croire que je vais pouvoir m'y faire. Un gars, genre rocker fake à-la-naast avec méche et slim, vient m'avertir "J'espère que t'as rien contre les interros et les bourges, parce que tu vas en bouffer ici!". Effectivement, il n'avait pas tort. Je rencontre tout le monde ou presque et m'aperçoit que jamais je ne pourrais devenir vraiment ami avec une de ces personnes. Entre ceux qui passent leur temps à parler études et grandes carrières, ceux qui ne font que parler d'animaux et les autres aux conversations pour le moins stupides, je sais déjà que ça va être plutôt long et dur pour moi. On verra jusqu'à quand je peux tenir. Peut-être devrais-je arrêter mes conneries, décider de me prendre en main, et tout faire pour m'en sortir, sortir de là, le plus vite possible et me barrer loin d'ici, loin de mes démons.

03 mars 2009
Keep On Your Mean Side

Envie de vomir et mal de tête, le passé remontant, malgrè moi, à travers ma gorge.
J'ai eu mon entretien pour l'hôpital vendredi; sorte d'entretien d'embauche.Les convaincre que je suis assez désaxée pour qu'ils me fassent l'honneur de m'accepter dans leur institut. Sourire plaqué sur le visage tout en parlant de tentative de suicide. Avec le recul, tout se passe plutôt bien. Seulement sur le moment, mes vieux réflexes bien dégueulasses reviennent : cynisme et ironie mêlés à de la provocation à deux balles. Vieux relents d'une haine de soi et des autres qui reviennent me hanter; vieille litanie que je connais par coeur, tout ici ne me rappelle que trop mes 6 mois d'hôpital, vécu il y a quatre ans et qui reste, depuis, presque insurmontable.
Ce qui me dégoûte le plus, je crois, c'est cette façon qu'ils ont de vous vendre le truc, comme si tout allait être formidable et comme si vous alliiez aller mieux en quelques semaines, comme si à partir du moment où vous entrez là-bas vos problèmes sont finis. Je sais ce que c'est, je sais reconnaître leurs mensonges dorénavant et je ne veux pas de leurs activités à la con, ce n'est qu'une passade et je ne compte pas m'eterniser là-bas.
Je sais que les prochains mois vont être éprouvant et que mon blog sera à leur image; autant dire qu'il sera surement plein d'une certaine haine. Il a toujours été un spécial, parce que je n'y ai jamais consigné que mes mauvais côtés, tout ce que je ne pouvais pas vraiment exprimer, mais je ne suis pas que ça, vraiment pas que ça.
